InterScreen

Inter Screen, est une recherche-action artistique, prenant la forme d’une installation, réalisée avec l’artiste et chercheuse Lucile Haute et le scientifique Etienne-Armand Amato.

Ce projet s’est déroulé en deux phases : une première phase de recherche préparatoire et une seconde d’expérimentation.

Durant la première phase, une enquête a été lancée par un questionnaire en ligne, visant à interroger le rapport que les joueurs entretiennent avec leur avatar, tant d’un point de vue objectif que subjectif. En parallèle, a également été lancé un appel à avatars s’adressant aux personnages virtuels des différents mondes persistants en ligne qui souhaiteraient rencontrer des êtres humains à travers un sas de communication inter-monde. Toutes les postures existentielles y étaient les bienvenues, à condition qu’elles s’adossent à un vécu fort et singulier nourri d’expériences authentiques.

La seconde phase, elle a pris la forme d’une installation présentée au Village de l’Innovation du festival Futur en Seine. Elle se présentait comme un sas de communication entre le monde réel et virtuel, avec d’un côté, les visiteurs de chair et d’os, de l’autre, sur les écrans, ces créatures de pixels que sont les avatars.
Ainsi, elle proposait au public une situation inédite : rencontrer directement des avatars, sans en avoir un soi-même, et s’entretenir avec eux, en les considérant comme des êtres à part entière.

Concrètement, les visiteurs étaient filmés et apparaissent aux avatars dans l’univers simulés grâce à un flux vidéo. Et les dialogues empruntaient une console de chat externe communiquant avec les avatars présents sur la Sim (terme générique désignant l’espace simulé).

De l’autre côté de l’écran, ce dispositif expérimental d’échanges inter-mondes mobilisait donc :
des avatars de Second Life qui parlaient en leur nom propre (et non pas pour leur utilisateur),
des « avatars d’avatars » issus d’autres mondes persistants (WoW, Eve Online, etc.), venant trouver une seconde peau sur Second Life pour se manifester aux humains.

Ces différents protagonistes, par la variété des styles de vie et d’activités qui les caractérisent, aident à saisir la richesse de toutes ces existences numériques.

De la sorte, à la façon d’un miroir réflexif, cette installation a généré une distance et favorisé un décadrage afin d’interroger les transmutations mentales opérées par les univers simulés.

  • Avec Lucile Haute et Etienne Armand Amato
  • Développement informatique : Alain Barthélémy
  • Build 3D : Frédérick Thompson
  • Médiateurs : Aurélia Raoull – Tom Guiraud
  • Télé-médiateurs : Vincent Levy – Romain Pechot

Partenaires : Coalition Cyborg, Bibliothèque francophone du métavers, ENER de l’EnsadLab, OMNSH, ICAN, CITU-Paragraphe

  • Présenté au CentQuatre, et à la Bibliothèque francophone du métavers, durant le festival Futur en Seine, Paris 2011